Juil 17

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Octobre 2013, tel est le mois décisif du congrès du vieux parti de Cote d’Ivoire. Ce congrès vient à point nommer sous des divergences lapidaires des caciques de ce parti dirigé par Henri Konan Bédié depuis 1993, année de disparition de son père fondateur Houphouët Boigny. Avant les élections de 2010, des coups dures et non des moindres ont été donnés çà et là, les uns contre les autres pour le contrôle du parti. Fort conscient du poids de son dauphin et les esprits surchauffés se calmant, le PDCI de Bédié perd lamentablement dans urnes.
Aujourd’hui il devrait en tirer les conséquences et abandonner ce poste eu égard à son état dégradant. Mais que non, Bédié envisage faire comme Boigny et au soir de sa mort, le flambeau sera passé à celui qu’il aura instruit avec soin.
Mais la Cote d’Ivoire brule. Selon Joël Ettien, Journaliste/Producteur, le PDCI à pactiser avec le diable et il lui est difficile de s’en défaire, les maux qui gangrènent le parti ont profondément atteint les Ivoiriens. Une frange partie de ce parti désavoue le sphinx de Daoukro qui lutte que pour son ventre. Cette partie qui se voit déposséder de certains postes stratégiques, ratisse aujourd’hui large pour faire entendre sa voie. La voie du dialogue, de la réconciliation, de la diversité et de la liberté d’opinion, du redressement de niveau de vie de la population ivoirienne dont le ménage a financièrement séché depuis l’avènement des rebelles au pouvoir.
C’est cette partie du PDCI qui pense que le parti s’est incrusté dans le RDR et le RHDP pour devenir un seul corps destructeur, un monstre qui regarde la souffrance de ses compatriotes qui lui parait dérisoire, la destruction de tous les biens précieux, entre autres, la nationalité, le foncier rural, les tueries sur l’ensemble du pays, l’insécurité instrumentalisée, la vengeance, les maux qui gangrènent les ivoiriens sont de tailles.
C’est cette partie qui a finalement comprit le combat historique de Laurent Gbagbo contre les envahisseurs et les destructeurs. Mieux, cette partie-là, tremble sur ses positions mais elle a finalement rejoint le FPI dont le combat s’inscrit dans l’amélioration des conditions de vie des Ivoiriens, dans la lutte de l’indépendance totale du pays, entendre par là, la non dépendance de la Cote d’Ivoire vis-à-vis des pays étrangers de quelque manière que ce soit.
Le combat de cette partie du PDCI là, doit porter au soir du congrès d’Octobre 2013. Car déjà, les initiés l’ont vu juste et se serrent les rings car la Cote d’Ivoire va allégrement vers le gouffre. Richard Kodjo, SG du FPI avait déjà levé le ton en disant qu’on ne les laissera pas faire un parti unique. Aujourd’hui c’est le samaritain PDCI qui voit dans des actes de Bédié une manœuvre dilatoire, une corruption sans vergogne aux fins d’asservir le peuple Ivoirien en ne présentant pas de candidat aux élections de 2015. Les angles sont visualisés et le combat a commencé.
Le PDCI du diable abattra définitivement la Cote d’Ivoire s’il gagne le congrès de 2013. Car rien au monde n’empêchera Bédié de plus belle ventre son âme au diable. Pour ses intérêts personnels, il n’avait pas hésité de vouloir faire de Daoukro une nième capitale du pays en construisant des châteaux à cout de milliards alors le peuple est affamé. Lui, qui respire que de l’argent, a passé tout son temps à voler et vider les caisses de l’Etat sous son règne de Ministre de l’économie. Bédié Henri le père de l’Ivoirité, a détourné 24,8 millions $ d’aide européenne à la santé, en envoyant à une mort certaine des milliers de sidéens.
Et c’est encore Bédié, qui a détourné l’argent de l’ONU, destiné aux jeunes soldats Ivoiriens, pour leur participation au maintien de l’ordre en république Centrafricaine, ce qui lui a valu, le coup d’état bien entretenu par Dramane Ouattara qu’il appelle aujourd’hui ange ; ce Bédié a le culot de faire croire à ses sbires d’être donneur de leçon de grand bâtisseur.
Un audit de ses comptes a révélé l’existence de 3 à 4 millions de dollars. Ces affaires et d’autres, ont ouvert des brèches dans l’hermétique système bancaire suisse. Des hommes politiques et des ONG ont élevé la voix pour dénoncer la collision entre banques et dirigeants véreux d’Afrique et d’ailleurs.
Cet homme-là, n’est pas digne. Il liera le corps et l’âme du PDCI et le jettera dans la gueule du diable (tant pis s’il est pour un ange) s’il venait à être élu.
C’est pourquoi, le samaritain PDCI doit être soutenu et doit gagner. Il n’hésitera pas à saisir la main tendue du FPI qui reste aujourd’hui le seul espoir des Ivoiriens.
C’est le lieu d’appeler tout ivoirien de tout bord à se lever pour soutenir le samaritain PDCI. Sa victoire sera celle des Ivoiriens et mettra fin aux cauchemars qu’ils vivent depuis le 11 Avril 2011.

Alain BENIE BI

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Juil 07

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Le dégoût de l’humaniste ‘’ des saints’’ que je ressens est un terrible et indescriptible cauchemar tant la vie humaine tout comme des produits sortis des usines ont la même valeur en consommation. Tout compte faire, la moelle grise sadique de ceux-là-même ne se résume qu’à l’amassement des fortunes dans les restes des autres. Mais la fortune, on a bien cru qu’elle construisait avec des produits de bien et de consommation consommés par l’être humain. Si l’être humain lui-même est un produit de bien et de consommation par un autre groupe d’hommes, c’en est parti pour la barbarie et à dieu l’humanisme.
Des positions géostratégiques sont bien ciblées entre des intervalles du sniper et elles ne tarderont pas à faire des milliers de millions de victimes, bien sûr quand on se rempli les caisses mafieuses.
Quelles peuvent être des raisons de telles bavures humaines ? Les considérations économique, ethnique, géopolitique sont de prime abord perceptibles avec les nouveaux besoins, des puissances déstabilisent les pays qui ne répondent pas aux nouvelles critères de la mondialisation et la liste est grande. C’est simple, là où se trouvent des richesses (pétrole, eau, minerais…) des guerres sont fomentées par les puissants de ce monde.
Ce qui se cache derrière ces guerres comme derrière toutes les autres, d’ailleurs (la guerre du Golfe, le Kosovo, le Rwanda, la Palestine occupée, de Cote d’Ivoire, de Libye), ce sont des intérêts économiques et des enjeux géostratégiques.
Hélas la guerre fait des fortunes et des victimes et les auteurs sont des saints.
Pour se faire une idée du prix total de la guerre, il faut prendre en compte le coût d’un soldat en opération qui gagne 50% de plus en mission, sachant qu’un militaire français est payé au SMIC. Le coût de fonctionnement du matériel : on sait, par exemple, que l’heure de vol d’un Rafale était estimée à 26 800 euros en 2010, selon. Le coût horaire d’un Mirage 2 000 à 11 700 euros. Celui d’un hélicoptère Tigre à 25 100 euros, contre 2 600 euros seulement pour un Gazelle (ndlr rfi.com).
A commencer par la grande France qui par sa présence en Afghanistan, a coûté plus de 632 millions de dollars en 2012, soit 1,8 millions de dollars par jour. En Libye, elle a officiellement annoncé près de 600 millions de dollars de dépenses engagées. Au Mali 385 millions de dollars le coût de l’opération soit 0,5 millions de dollars par jour. En Syrie elle dépense 15 millions de dollars tandis qu’en Côte d’Ivoire son dernier coup était estimé à 513 millions de dollars.
Ensuite les USA, comptant sur leur suprématie mondiale dépensent en Afghanistan deux milliards de dollars par semaine. Environ 1 milliard dollars en Lybie par semaine soit 4 milliards et cela durant 6 mois plus le gel des avoirs libyens évalués à plus de 30 milliards de dollars versé aux rebelles. En Syrie ils versent 30 millions de dollars pour l’aide humanitaire et pas moins de 15 millions de dollars destinés à l’opposition civile.
En Libye, Londres estimait les siennes autour des 415 millions de dollars avant que des experts de la Défense royale ne parlent de près de 2 milliards de dollars. La guerre en Afghanistan, coute à chaque famille anglaise 3000 dollars soit 55 milliards de dollars engloutis dans le massacre des vies humaines.
En Syrie des pays comme l’Italie (513 millions de dollars aux rebelles sous forme de prêts et de carburant), le Koweït (162 millions de dollars), l’Arabie saoudite et le Qatar dépensent pour leur part des millions de dollars chaque mois pour soutenir la rébellion. Loin derrière se trouvent l’Espagne ainsi que quelques monarchies du Golfe dont on ne connaît pas vraiment le montant de la participation.
Plusieurs sources font cependant état de plusieurs armes de guerre utilisées : missions aériennes avec des hélicoptères, de logistique de surveillance (drones) et d’attaque (Missiles Hellfire). Environ 8.000 raids aériens, et une estimation de 4 bombes lancées par attaque, l’OTAN a largué plus de 30.000 bombes sur la Libye. Ca fait pratiquement 200 bombes par jour pendant 6 mois, soit des dizaines de milliers de tonnes d’explosifs puissants. Avec une estimation de 2 Libyens tués par bombe et aucune victime du côté de l’OTAN, les régimes occidentaux ont massacré environ 60.000 Libyens au cours de cette guerre de colonisation. Une sacrée mission.
Au Soudan 300 000 morts et 2,7 millions de déplacés dont 230 000 réfugiés,
Syrie 800 000 morts et 2,8 millions de déplacés dont 500 000 réfugiés. Afghanistan plus de 700 000 morts et plus de 25 millions de personnes restent déplacées dans le pays.
Cote d’Ivoire l’ensemble des victimes de la crise post-électorale de 2011 à plutôt le chiffre entre 18000 et 20000 morts pour l’ensemble de la Côte d’ivoire.
Le bilan financier est sauvagement lourd. Il se situe entre 1000 et 2000 milliards de dollars par an. Cette somme a servi à tuer 2000000 à 4000000 civiles et 50 millions à 80 millions de déplacés et de réfugiés.
Quelle est donc la valeur humaine ? Pourquoi vivons-nous sur terre ?

Alain BENIE BI

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Avr 01

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Dans les conflits, le plus sceptique a toujours cru que les négociations sont des moyens d’aboutissement à la paix, des moyens pour faire entendre raisons aux insurgés, d’enseignement au patriotisme, d’emmener les rebelles à aimer la vie humaine, de respect des lois nationales et faire confiance au règlement pacifique des différends. Que niet, ces croyances doivent maintenant cesser car les dés sont pipés d’avance et il faut seulement penser aux stratégies pour parvenir aux objectifs préalablement définis. Quelques années en arrière, les coups aboutissaient aux objectifs immédiats, c’est-à-dire, le gouvernement est renversé, le pouvoir est pris par force, souvent on assiste aux assassinats politiques. Renverser le pouvoir en place par l’utilisation d’une position irrégulière à celle de la l’armée nationale en faisant recours aux armes. Les donnes ont changées. On renonce aux assassinats politiques aux profits des menaces et d’intimidations, mais cela n’est pas exhaustif et tout dépends des enjeux du terrain qui engagent aussi l’irresponsabilité des autres.
La négociation est un processus de communication et d’échanges, la recherche d’un accord, centrée sur des intérêts matériels ou des enjeux quantifiables entre deux ou plusieurs interlocuteurs dans un temps limité et dont l’objectif est généralement la résolution d’un problème ou d’une question faisant l’objet d’un différend. Cette recherche d’accord implique la confrontation d’intérêts incompatibles sur divers points que chaque interlocuteur va tenter de rendre compatibles par un jeu de concessions mutuelles. Elle peut aboutir à un échec ou à un accord. Dans ce dernier cas, une négociation qui se déroule en mode coopératif conduit généralement à un accord dans lequel les deux parties s’estiment gagnantes (gagnant-gagnant). En revanche, si la négociation se déroule en mode compétitif ou distributif, l’accord risque d’être gagnant-perdant et instable, voire perdant-perdant.
Dans le cadre de conflit armé, la négociation se déroule toujours en mode compétitif ou distributif pour traduire les défenses des intérêts enjeux des uns par rapport des autres.
Pourquoi les négociations après un putsch ?
Il y a demande de négociation lorsque l’un des deux belligérants se trouve affaibli. Mais les relations internationales entre les pays peuvent s’exercer pour obtenir un cessez-le-feu suivi de négociation. Le gouvernement attaqué peut demander une négociation quand son armée est affaiblie et se doit donc d’être à la recherche d’approvisionnement en armes, recrutement des combattants aptes à défendre la nation, recherche d’alliers. Quand aux putschistes, ils demandent négociation quand ils subissent de lourdes pertes (humaines et matérielles), donc recherche d’approvisionnement en armes et recrutement des mercenaires, recherche d’appuis diplomatiques. Les appuis extérieurs des putschistes peuvent également demander une négociation quand ils sentent la défaite de leurs mercenaires.
De toute façon aucun coup ne peut réussir sans l’avale des partenaires extérieurs.
Comment la négociation parachève un coup ?
Toute négociation précède toujours de l’une des conditions susmentionnées. Trois moyens stratégiques sont mis exergues pour parachever le coup de façon pacifique. De toute façon, le pays est déjà agressé, tout aboutissement négocié serait mieux.
1/ Le moyen diplomatique: Avant et aux cours des négociations, l’objectif principal est de convaincre les partenaires proches ou lointains à abandonner tout soutien au gouvernement attaqué. Parfois elle se fait aux moyens de corruption, de renforcement de des relations bilatérales, et même d’intimidation. C’est la stratégie d’isolement ou la carte d’hypocrisie est jouée au rythme de jour et de la nuit.
En Afrique de l’Ouest, les Chefs d’Etat ont été sonnés de cesser tout soutien à Laurent Gbagbo (Cote d’Ivoire), en revanche leurs dettes ont été revues par le gouvernement français. Pour la Libye, Sarkozy avait ouvertement menacé de mort les chefs d’Etat qui s’embarquaient pour soutenir le General Kadhafi. On fait faire des déclarations communes aux pays musulmans voisins de la Syrie pour demander à El Asad Bachar de quitter le pouvoir. En Centrafrique de Bozizié, Bongo a été percuté pour conduire des assisses tronquées dites de Libreville. La visite à Benghazi du sénégalais Abdoulaye Wade, premier chef d’Etat étranger à se rendre dans le fief de la rébellion, d’où il avait demandé au colonel Kadhafi de quitter le pouvoir alors que le Sénégal recevait des appuis budgétaires annuels de la Libye. Cela dit, ce l’occident a mis dans la balance pesait bien plus lourd que celui de Kadhafi.
2/ Les moyens politico-financiers : Tous les moyens politiques et financiers sont accordés aux rebelles d’abord de manière officieuse puis de manière officielle lorsque qu’il y a plus d’issue souterraine. Le gouvernement (légal) attaqué est percuté d’accepter l’entrée des rebelles dans son gouvernement où des postes stratégiques sont attribués aux rebelles. Mais le plus aberrant c’est lorsque les mêmes rebelles exercent un autre pouvoir à part entière dans leur zone de commande. Des moyens financiers colossaux sont mis à leur disposition pour mieux les préparer aux assauts finaux.
Un coup nécessite des moyens financiers énormes. Aucun pays ne peut entreprendre une telle aventure seul. Seuls les Agences de Notation qui dominent les banques et qui n’ont aucun état d’âme peuvent vraiment prendre l’initiative avec l’avale d’un pays étranger financièrement puissant à même de couvrir partiellement les pertes en cas d’échec. Pour la seule Syrie des pays comme l’Italie (300 à 400 millions d’euros aux rebelles, sous forme de prêts et de carburant), le Koweït (124 millions d’euros), la France (12 millions d’euros), les USA (30 millions de dollars pour l’aide humanitaire et pas moins de 15 millions de dollars destinés à l’opposition civile), l’Arabie saoudite et le Qatar dépensent pour leur part des millions de dollars chaque mois pour soutenir la rébellion, sont financièrement acceptables. Pour la Libye, le gel des avoirs libyens évalués à plus de 30 milliards de dollars dont la moitié aux Etats-Unis a été décidé par Union Européenne et les USA. Pour sa part, la France apporte 290 millions d’euros appartenant à la Banque centrale libyenne et qui avaient été gelés dans le cadre des sanctions financières contre le régime. En Cote d’Ivoire, bien que le pouvoir français ait délibérément refusé de dévoiler le cout de sa guerre on note néanmoins qu’en plaine guerre elle débloque 400 millions d’euros en Avril 2011. Cet argent avait été utilisé bien avant mais pour des questions de transparence, on prend soin d’en publier en Avril.
3/ Les moyens militaires : Pendant les assisses, les rebelles reçoivent des allies des soutiens militaires. Approvisionnement en armes, recrutement des mercenaires, formations adéquates, préparations intensifiées tandis que le bureaucrate rebelle exerce le pouvoir politique. Les armes de guerre de tout genre sont offertes pour des essais moyennant de forte somme d’argent.

Le pouvoir attaqué aura fait des dizaines des concessions creusant ainsi sa propre tombe sous une pression indéterminable. Il s’affaibli au moyen de la corruption, les plus caciques du pouvoir abandonnent le pouvoir d’état au profit de leur fortunes illicites. Ainsi les négociations sont des gain-temps pour mieux affaiblir les gouvernements afin de mieux les abattre
Certains Etats sont liés à de certains accords de défense les empêchant d’assoir une armée nationale avec des moyens adéquats. La seule raison est de la rendre vulnérable à toute insurrection. C’est pourquoi, du haut de cette tribune, je voudrais solennellement demander aux Etats du monde entier et particulièrement aux Etats Africains de se débarrasser des dupes accords de défense et de bâtir une armée nationale avec des moyens nationaux. Et enfin, de ne plus jamais céder pour des négociations en cas de crise politico-militaire. Il est préférable se résoudre les différends au plan national et non international ou tout simplement débarrassez-vous de vos rebelles car les rebelles, ca se matte comme disait l’autre.

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Mar 08

LAURENT GBAGBO, UN HOMME PIUEX

LAURENT GBAGBO, UN HOMME PIUEX


La société humaine n’a de valeur que par le déterminisme et le possibilisme. Lorsque les deux premiers ne remplissent pas les conditions, l’on peut appliquer le probabilisme. On peut être déterminé à un temps donné mais pas indéterminé tout le temps. A l’heure actuelle de la crise ivoirienne, il ne s’agit plus révéler les douloureux catalogues d’erreurs, mais de jeter une prospective bien objective à même de faire prendre conscience de la forfaiture indescriptible de la communauté dite internationale. Il y a eu le déterminisme où les prédateurs ont utilisé les ondes du possibilisme pour servir leurs besognes. Un possibilisme dû à la grandeur d’esprit et la confiance qu’un politique peut marquer sur ses traces en vers les autres. Est-il l’occasion de trahison ? Cet autre temps hit unt nut caractérise hélas leur indéterminisme. Indéterminisme dû à la résistance farouche des Patriotes qui aspirent à la souveraineté nationale. A force de trop supporter, la communauté internationale a fini par casser le socle. A un moment donné, il est devenu insupportable le remède trop amère sans aucun résultat probant mais qui au contraire fait des victimes. Non, ils n’en peuvent plus. Ils se rendent compte qu’ils ont trop appuyé sur les Ivoiriens qui finalement ont succombé des suites d’un cinysme ourdi, un cinysme ourdi pour des intérêts purement privés. Aujourd’hui, la glasnost et la perestroïka sont plus que jamais importantes pour une Cote d’Ivoire martyrisée, dépossédée, appauvrie et qui subit une dictature atroce avec pour corolaire des génocides, des tueries sans convention, des arrestations sauvages, des emprisonnements arbitraires, des intimidations faisant des Ivoiriens des étrangers sur leur territoire. La vérité à beau être camouflée, elle rattrape et rougi les yeux comme disait l’autre. Il est inopportun de se demander pourquoi maintenant ? Pourquoi un réveil tardif de la communauté international? Non, elle est rattrapée par la vérité. Des ONG de droits de l’Homme aux journaux d’opinion publique, la vérité est devenue un possibilisme pour garantir la paix en terre ivoirienne. Ils révèlent clairement la dictature d’un étranger sur les Ivoiriens avec la complicité d’un Etat français dirigé par l’un des descendants de la tribu de Jules Ferry.
Ouattara est un dictateur avec rdr, le parti minoritaire de Cote d’Ivoire.
Je vais présenter un tableau pour démontrer pourquoi Ouattara est si farouche envers les Ivoiriens. Une dictature qu’aucun être humain ne peut entreprendre sur un peuple libre. C’est la raison du probabilisme qui aujourd’hui met les amis de Ouattara dans des calculs politiciens. Quelle est cette vérité ?
Au premier tour des élections du 31 Octobre 2010, le taux de participation était de 83%. Laurent Gbagbo (38%), Alassane Dramane Ouattara (32%) et Henri Konan Bédié (25%) ont égrainé ces scores susmentionnés. Ce qui représente un total cumulé de 95%. Avec le taux réel d’abstention, les trois leaders accumulent dans l’ensemble 80% (sans fraude).
Au second tour du 28 Novembre 2010, le taux de participation annoncé par la Commission Electorale Indépendante (CEI) est de 70% entre Gbagbo et Ouattara. La différence entre 80% et 70% est de 10% telle est la valeur électorale de Bédié.
Aux élections législatives, le taux de participation est de 15% avec seulement la participation des électeurs du rdr et du pdci. La différence entre 15% et 10% est 5% telle est la vraie valeur d’Ouattara sur l’échiquier électoral national. La majorité parlementaire acquise par le rdr n’est une simple affabulation et le fruit d’une fraude et complicité incommensurable. Bédié est devenu un prostitué politique de qui Ouattara se sert pour ses libidos. Les intérêts du parti pdci sont réduits aux intérêts de Bédié seul qui croit béatement gouverner aux cotés de Ouattara. Sacrifice !!
Ainsi donc, la valeur de Gbagbo sur l’échiquier électoral est la différence entre 70% et 5%. Ce qui donne 65% des vrais resultats du second tour de Novembre 2010.
Avec ces taux (Gbagbo 65%, Bédié 10% et Ouattara 5%), Ouattara n’a jamais dépassé Bédié lors du premier tour électoral du 31 octobre 2010. Bédié accepte sous pression d’être battu alors que celui qui le bat n’a que 5%.
Voici le calcul qui détermine le retro de la communauté internationale. Elle se rend compte qu’Ouattara avec sa valeur de 5% au plan national ne peut jamais avoir la caution de la majorité. Des lors le seul et unique moyen qui malheureusement s’offre est la répression sauvage et sanglante. Interdire toute manifestion publique, la libre expression et imposer une domination pour camoufler sa minorité. Mais hélas!! Le possibilisme demeure la seule voie d’issue,
Du 19 au 28 Février 2013, a eu lieu à la Cour Pénale Internationale un procès mafieux. Ce procès a vraisemblablement fait l’apologie d’un Homme injustement kidnappé et détenu dans cette prison. Dans l’ordre judiciaire, une justice ne peut libérer un présumé que lorsqu’elle a rendu son verdict. Etant donné que la CPI avait déjà été saisie, elle ne peut libérer Gbagbo que lorsqu’elle a rendu son verdict. Mais dans les coulisses, c’est une indignation sans précédent, un mensonge orchestré contre un innocent dont les supposées preuves n’ont mêmes pas pu ébranler les plus sceptiques. C’est pourquoi certaines officines diplomatiques demandent la pure et simple relaxation du Gbagbo.
Gbagbo bientôt libéré.
Les calculs politiciens sont énormes. D’abord Laurent Gbagbo doit être libéré a priori. Le seul compromis en cour de discussion c’est sa réhabilitation (réhabilitation ?).
Doit-il aller en exile doré avec une réhabilitation quelconque alors que les résistants ont besoin de lui?
Doit-il rentrer au pays et prendre sa retraite alors les résistants le réclament au pouvoir?
Doit-il être réhabilité au pouvoir d’état alors que les intérêts impérialistes sont en jeu?
Voici les trois questions aux quelles les détracteurs sont confrontés. Pour votre gouverne, Laurent Gbagbo ne pose plus de problèmes aux occidentaux. Dans ce cas, il va falloir discuter avec l’actuel locataire du palais d’Abidjan. C’est dans ce cadre que Mme Hélène LEGAL, Conseillère Afrique du Président François HOLLANDE rend une visite à Ouattara pour trouver une issue favorable. Au cas contraire la France s’apprête à utiliser des moyens de pression : cas de Michel Gbagbo, torture, tuerie sans convention, emprisonnement arbitraire et tous les dérapages d’un régime sanguinaire pour faire entendre raison.
Mai, sera le mois décisif. Que la vérité triomphe.

Par Alain BENIE BI
Lu dans begal.politicienne.com

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Fév 22

CPI

Les juges de la Cour pénale internationale de La Haye examinent en ce moment les preuves rassemblées contre Laurent Gbagbo afin de décider s’il y a lieu de poursuivre l’ancien président ivoirien pour crime contre l’humanité. Ne devrions-nous pas en profiter pour examiner de notre côté les preuves accumulées contre la CPI et juger si cette cour mérite, oui ou non, de poursuivre son travail?
• Depuis sa création, en 2002, dans le cadre du Statut de Rome, la CPI ne s’attaque qu’à des Africains. Racisme? Impuissance? Aveuglement? Chacun peut en déduire ce qu’il veut. Toujours est-il qu’au cours des dix dernières années, selon la CPI, massacres et crimes de guerre ont été, comme par hasard, l’exclusivité de la Côte d’Ivoire, de la Libye, du Darfour, de la Centrafrique, de la République démocratique du Congo et de l’Ouganda… Le reste du monde? Rien à signaler. L’Irak et l’Afghanistan? Cool! Le Tibet? La Syrie? Pas de problème…
• Non contente d’invoquer un soi-disant droit international qui, en réalité, ne s’applique pas de la même manière à tous les Etats puisque des pays comme la Russie, la Chine ou les Etats-Unis n’ont pas signé ou ratifié le Statut de Rome et que les pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU peuvent mettre un veto à la saisine de la CPI, celle-ci ne s’en prend jamais aux vainqueurs, seulement aux vaincus. Prenant exemple sur le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, créé en 1993, qui condamne tous les Serbes lui tombant sous la main et blanchit systématiquement leurs adversaires, qu’ils soient Croates ou Bosniaques, la CPI incrimine ce pauvre Gbagbo, mais se garde bien d’enquêter du côté des partisans d’Alassane Ouattara, soutenus par les grandes puissances. De même avait-elle attendu que Kadhafi soit sur le point de perdre la guerre contre les Français, les Anglais et les Américains pour l’accuser de crime contre l’humanité… Peut-on encore parler de justice quand on se montre à ce point faible avec les forts et fort avec les faibles?
• D’ailleurs, depuis dix ans, la CPI n’a cessé de dévoyer le concept de crime contre l’humanité. Né au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour punir et rendre imprescriptibles des crimes d’une atrocité exceptionnelle, celui-ci se retrouve aujourd’hui confondu avec n’importe quel massacre. Comme si le camp d’extermination d’Auschwitz, le bombardement de Dresde et le massacre de Sétif, c’était la même chose! Comme si une tentative de génocide et la répression d’une manifestation devant la télévision ivoirienne revenaient exactement au même!
Les preuves de forfaiture étant nombreuses et répétées, ne devient-il pas urgent de mettre un terme à cette parodie de justice internationale qui agit comme un instrument de domination supplémentaire au service des pouvoirs en place et finit par déshonorer les 121 pays ayant ratifié le Statut de Rome?

PAR FRÉDÉRIC TADDEÏ
Lu dans ivoirebusiness.net

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Fév 08

exactions

L’information s’est rependue comme une trainée de poudre et a atteint les abysses les plus obscures. Ouattara et son gouvernement ne veulent pas renoncer à la traque, la torture, les emprisonnements et les tueries de ceux qu’ils jugent pro-Gbagbo ? Tuer l’esprit Gbagbo est désormais le programme de gouvernement de ce régime dictatorial dont ces agissements cruels sont connus au delà des limites du pays. Cela n’est plus un secret de polichinelle, en effet, les prisonniers politiques du régime Ouattara, également appelés prisonniers pro-Gbagbo à cause de leurs opinions politiques, leurs anciennes fonctions dans la haute administrative civile ou militaire, ou leurs origines ethniques, sont enlevées de la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA), pour une nouvelle destination. Le but est d’éradiquer une fois pour toute tout ce qui est du ‘’Gbagbo’’. Soro Guillaume, le chef rebelle déguisé en président de l’assemblée nationale en avait fait déjà échos dans son blog-post appelant à l’éradication totale du FPI qu’il juge comme une organisation terroriste. Ensuite viennent les arrestations spectaculaires des militants du FPI et les supposés Pro-Gbagbo malgré les trompettes à cor et voix pour une réconciliation qui n’est qu’une simple illusion des vendeurs de mensonge d’Etat. En moins de deux semaines trois exilés politiques et non des moindres ont été enlevés dans le pays voisin le Ghana. Ce sont Charles Blé Goudé, président de la galaxie patriotique, Jean-Yves Digbopieu, président de la SOAF et l’ex- General de la gendarmerie Abehi Jean-Noel. Ayant su que la dst est désormais dans l’œil du cyclone, il faut créer un autre camp de même service loin de tout regard critique pour mieux soumettre aux tortures. Ainsi ces premiers pensionnaires seront conduits au camp pénal de Bouaké, également appelé GUANTANAMO, véritable camp de concentration ou camp de torture du régime Ouattara, pour y subir les pires sévices loin des regards indiscrets.
Nous en appelons a toute bonne volonté humanitaire de faire lumière sur ce camps de mort qui limitent dangereusement les droits humains et la liberté individuelle.

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Fév 05

Table de discussion FPI-Regime Ouattara

Dans le cadre de la consolidation du Dialogue Politique entre le Gouvernement et le Front Populaire Ivoirien (FPI), relancé par le Premier Ministre Daniel Kablan DUNCAN, sur instruction du Président de la République et à la demande du Front Populaire Ivoirien (FPI), des rencontres se sont tenues les vendredi 18, mardi 22 et mercredi 23 janvier 2013 respectivement entre Monsieur le Premier Ministre, Messieurs le Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le Ministre d’Etat, Ministre du plan et du Développement et la délégation du FPI conduite par Monsieur Sylvain Ouretto MIAKA, Président par intérim du FPI.

Quatre (04) commissions thématiques paritaires ont été mises en place pour réfléchir sur les préoccupations soulevées par le FPI :
La Commission 1 « Questions sécuritaires »;
La Commission 2 « Jeu démocratique »;
La Commission 3 « Etat de droit et fonctionnement des Institutions »;
La Commission 4 « Réconciliation nationale ».
Ces différentes commissions se sont réunies le vendredi 25 et le lundi 28 janvier 2013.
Des rapports de synthèse de leurs échanges, présentés lors de la plénière qui s’est tenue le mardi 29 janvier 2013 à la Salle de Conférences du 20e étage de l’immeuble SCIAM au Plateau, il faut retenir ce qui suit :
– les échanges se sont déroulés dans un esprit de fraternelle convivialité, favorisé par l’engagement sincère des deux parties à œuvrer à la normalisation de la vie politique et sociale, après une crise sans précédent ;
– le Gouvernement et le FPI sont parvenus à un certain nombre de points de convergence de vues tandis que d’autres problématiques nécessitent une réflexion plus approfondie.
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LES QUESTIONS SECURITAIRES
1- Les points de convergence
a) Les deux parties retiennent que le Gouvernement a rassuré que toutes les questions soulevées ont été identifiées et adressées par le Gouvernement et sont pour la plupart en cours de règlement. Il s’agit :
• du désarmement des FRCI et l’encasernement des militaires ;
• de la démobilisation des Dozos;
• de la réhabilitation des policiers et gendarmes dans leurs missions ;
• de l’application du volet sécuritaire de l’Accord politique de Ouagadougou ;
• de la libération des domiciles et des biens confisqués ainsi que du dédommagement des victimes ;
• de la protection des personnes et des biens ;
• de l’arrêt des persécutions, des arrestations, des enlèvements et des tueries, et la protection des personnalités de l’opposition ;
• de l’arrêt des expropriations foncières dans les zones forestières ;
• de la légalité des nouveaux accords de coopération militaire.
b) Les deux parties se sont accordées sur la nécessité d’ouvrir des discussions sur l’ensemble de ce qui a été fait.
c) Les deux parties ont convenu de permettre que les solutions gouvernementales soient mieux appropriées, voire renforcées, par le FPI à travers sa participation à des espaces d’échange et de concertation sur les questions sécuritaires et sociales ;
d) En ce qui concerne la libération des domiciles, la partie gouvernementale attend du FPI la mise à disposition de la liste des personnes et des domiciles concernés afin que ce processus qui avait déjà démarré soit achevé.

2- Le point encore en négociation : l’amnistie
Avec une récurrente insistance, le FPI propose la prise d’une loi d’amnistie comme pierre d’angle de la réconciliation nationale et de l’avancée des négociations pour un retour à la normalité définitive dans notre pays.
Selon le FPI, qui prend en exemple le vote de la loi d‘amnistie à la suite des accords de paix (Marcoussis et Ouagadougou) qui a facilité la poursuite des négociations entre le régime en place et la rébellion, cette loi d’amnistie doit être votée au début du processus afin que les cœurs et les esprits libérés de toute peur, les Ivoiriens de tous bords, exilés et déplacés, puissent en toute confiance se retrouver et rebâtir la nation sur un socle solide.
Si pour le FPI, l’amnistie doit être le point de départ des actions d’apaisement et un impératif à la réconciliation, pour le Gouvernement, l’amnistie ne peut constituer que le couronnement d’un processus.
Prenant en compte la douleur encore vivace des victimes de la crise postélectorale et le précédent d’impunité qu’elle pourrait désormais consacrer, la délégation gouvernementale suggère que l’amnistie soit l’aboutissement d‘un processus qui devra franchir les étapes suivantes :
1- la justice ;
2- la repentance ;
3- le pardon.
Les deux parties ont convenu de créer un cadre de concertation pour approfondir la réflexion sur la question de l’amnistie.

II- LE JEU DEMOCRATIQUE
1- Les points de convergence
Les deux parties ont convenu de ce que :
a) la représentation des syndicats, associations et organisations professionnelles de la presse au sein des organes de régulation soit assurée par des procédures conformes aux textes en vigueur ;
b) le Gouvernement s’engage à veiller au respect du droit des partis politiques de se réunir et d’exercer librement toutes leurs activités sur l’ensemble du territoire national ;
c) le découpage électoral doit être fondé sur des bases objectives qui rassurent les partis politiques ;
d) le Gouvernement s’engage à faciliter l’accès de tous aux medias d’Etat ;
e) le Gouvernement prenne des mesures en vue de donner une visibilité au temps d’antenne accordé au Gouvernement et aux différents partis et groupements politiques ;
f) le Gouvernement engage une campagne de sensibilisation sur la sécurité et la liberté des activités politiques (meetings, déplacements, etc.) ;
g) le Gouvernement prenne les dispositions qui sécurisent tout le processus électoral par des forces régulières (Gendarmes et Policiers) ;
h) le statut de l’Opposition contenant des dispositions particulières relatives au Chef de l’Opposition ainsi qu’une nouvelle loi sur le financement des partis politiques et des candidats à l’élection présidentielle soient adoptés.
2- Les points encore en négociation
• La Commission Electorale Indépendante (CEI).
Pour le FPI, il importe de procéder aux réformes électorales prévues par les textes en vigueur et exigées par la résolution 2062 du Conseil de Sécurité de l’ONU, notamment par la dissolution de l’actuelle CEI et la mise en place d’une nouvelle CEI avec une représentation majoritaire de l’opposition ou, à tout le moins, une représentation paritaire (50% pour l’Opposition et 50% pour le pouvoir) avec l’attribution du poste de Président et de trois postes de vice-présidents à l’opposition.
Le Gouvernement, tout en admettant le principe et la nécessité d’une réforme en profondeur de la CEI, fait noter qu’une telle initiative, à l’heure actuelle, retarderait l’organisation des élections locales en raison des contraintes que cela impose (nécessité de sensibilisation des acteurs politiques, élaboration d’un projet de loi modificatif, programmation et discussion à l’Assemblée Nationale, choix et mise en place des commissaires, élection du nouveau Président et du bureau etc.).
Cependant, il a marqué sa bonne disposition à envisager le relèvement en nombre de la représentation de l’opposition au sein de la CEI dans sa configuration actuelle.
• Les misions conjointes pour le retour des exilés
le Gouvernement et le FPI organisent des missions conjointes en vue de sensibiliser les exilés pour leur retour au pays en mettant en place des cellules d’écoute et de réconciliation pour favoriser leur intégration et leur participation aux élections locales ;
Le FPI subordonne la mise œuvre de ce point ci-dessus à la l’amnistie, la réconciliation au sommet et la réforme de la CEI.
• La participation du FPI aux élections locales.
Le FPI assure sa participation à ces élections dès la satisfaction significative par le Gouvernement de ses préoccupations (principalement l’amnistie et la mise en place d’une nouvelle CEI).

III- L’ETAT DE DROIT ET LE FONCTIONNEMENT DES INSTITUTIONS
1- Les points de convergence
La partie gouvernementale et la délégation du FPI se sont accordées sur :
a) la nécessité d’explorer les voies de droit en vue du règlement de la question du licenciement des cadres et autres catégories de personnels proches du FPI ou du Président Gbagbo ou soupçonnés de l’être, notamment par la saisine du Tribunal du Travail ;
b) l’examen, par le Gouvernement, au cas par cas, des dossiers des personnes dont les avoirs sont gelés, tout en prenant en compte l’existence de procédures étrangères ou internationales ;
c) la communication au FPI, par la partie gouvernementale, de la copie du Journal Officiel portant publication du récépissé de dépôt de la déclaration par le Président de la République de ses biens auprès du Secrétariat de la Chambre des Comptes.
d) Sur le financement des partis politiques, les deux parties ont convenu que cette question ne devait pas faire l’objet de discussion et qu’il ne s’agit que d’appliquer les textes en vigueur.
2- Les points encore en négociation
a) La procédure démocratique de désignation des Présidents des Universités publiques pour capitaliser l’élection préalable, fruit d’une longue lutte des acteurs du secteur.
b) L’accélération, par le Gouvernement, de la phase judiciaire concernant les détenus du FPI, afin de pouvoir aborder la phase politique qui permettra aux Hautes Autorités de l’Etat de prendre des décisions politiques pour contribuer à la réconciliation nationale ;

IV- LA RECONCILIATION NATIONALE.
1- Les points de convergence
Les deux parties ont conclu à:
a) la création d’une commission paritaire de recensement des victimes;
b) la réparation des préjudices avec indemnisation des victimes;
c) la résolution de la question spécifique du Grand Ouest.
2- Les points encore en négociation
Ils concernent :
a) La nécessité d’une réconciliation au sommet entre le Président de la République, Monsieur Alassane OUATTARA et le Président Laurent GBAGBO.
Pour le FPI, afin de donner une plus grande chance à la réconciliation nationale, une rencontre s’impose entre le Président de la République, Monsieur Alassane OUATTARA et le Président Laurent GBAGBO.
Pour sa part, la partie gouvernementale a attiré l’attention du FPI sur la faible probabilité d’une telle éventualité dans le contexte actuel.
b) La nécessité d’une loi d’amnistie ;
c) La mise en place d’une structure en vue de conduire la réconciliation politique ;
d) La mise en place de comités locaux de réconciliation politique ;
e) La sensibilisation que doit engager le FPI sur le terrain pour faire accepter le processus de réconciliation ;
f) L’élaboration et la publication d’une déclaration conjointe Gouvernement – FPI en faveur de la réconciliation ;
g) L’organisation de missions communes de sensibilisation.
Le FPI subordonne la mise œuvre des points ci-dessus (de c à g) à la réconciliation au sommet et à l’amnistie.
Le FPI souhaite la désignation consensuelle d’un arbitre et la mise en place d’un comité de suivi des engagements mutuels.
Les deux parties ont réaffirmé leur foi dans le dialogue engagé en vue de parvenir à des solutions consensuelles et durables pour la normalisation de la vie politique et sociale dans une Côte d’Ivoire réconciliée.

Fait à Abidjan, le 31 Janvier 2013, Rapport de synthèse Groupe Travail Gouvernement/ FPI

écrit par ALAIN BENIE BI \\ tags: , , , , ,

Fév 05

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La date de l’audience de confirmation des charges dans l’affaire «Le procureur contre Laurent Gbagbo», prévue pour débuter le mardi 19 février prochain, avance à grands pas.Aussi bien du côté de l’accusation que de la défense, on affûte les armes et… les preuves.

C’est dans cette perspective que l’avocat principal du président Laurent Gbagbo, Me Emmanuel Altit et son équipe ont séjourné récemment à Abidjan, dans la plus grande discrétion. Le Nouveau Courrier qui était parfaitement informé du séjour de l’avocat du président Gbagbo a délibérément choisi de ne pas communiquer sur son agenda, pour éviter de perturber le travail de la défense.

A en croire nos sources, ils ont abattu un travail énorme, dans la quête et collecte de documents et autres éléments de preuves à même de démonter les accusations du procureur Fatou Bensouda. Arrivés à Abidjan le 24 janvier dernier, Me Emmanuel Altit a quitté Abidjan le vendredi 1er février dernier. C’est donc dans la plus grande discrétion que le principal avocat du président Gbagbo a travaillé à Abidjan. A en croire nos informations, Me Altit a eu plusieurs séances de travail, et a pu collecter un certain nombre de documents, de vidéos, de coupures de presse et recueilli plusieurs témoignages à même d’étoffer son axe de défense.

A deux semaines du 19 février prochain, date du début de l’audience de confirmation des charges à la CPI, la défense de Gbagbo peaufine les choses et fait les derniers réglages. Initialement prévu pour se tenir en aout dernier, l’audience de confirmation des charges avait été reportée. Ce qui laissait donc le temps à la défense de Gbagbo de «traiter» la tonne d’éléments déposé par le bureau du procureur Fatou Bensouda.

En se rendant à Abidjan à moins de trois semaines du début de l’audience, Me Altit entendait faire les derniers réglages de sa stratégie de défense, par une contre-enquête sur le «champ de bataille», où il pouvait encore collecter des éléments clés pour son axe de défense. L’avocat de Gbagbo qui a eu presque dix jours de travail intense sur le terrain est retourné à ses «copies», en attendant le début de l’«épreuve». Selon nos sources, Me Altit devrait avoir dans le courant de la semaine une séance de travail avec son client

écrit par ALAIN BENIE BI \\ tags: , , , , , ,

Jan 11

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COMMUNIQUE DU FRONT POPULAIRE IVOIRIEN (FPI) Relativement à la gouvernance DE Ouattara avec les faits à l’appui .
Fait à Abidjan, le 10 janvier 2013

Introduction

L’élection présidentielle ivoirienne, organisée en Octobre 2 000, a vu la victoire éclatante du candidat Laurent GBAGBO qui a trouvé le pays dans un état de déliquescence à tous points de vue.
En effet, sur le plan économique et financier, la Côte d’Ivoire était abandonnée par la communauté financière internationale, suite à de nombreux scandales dont les dirigeants du PDCI d’alors s’étaient rendus coupables. Sur le plan socio-politique, des opposants au régime précédant et certains responsables d’organisations de la société civile étaient emprisonnés, et d’autres, contraints à l’exil. Parmi les opposants en exil, il y avait le président du Rassemblement des Républicains (RDR), qui s’appelait à ce moment-là, Monsieur Alassane Dramane OUATTARA. Enfin, sur le plan social, les couches socio professionnelles, dans la quête de leur mieux-être, étaient en ébullition. Il s’agit notamment des enseignants avec des salaires à double vitesse ; des travailleurs de la CARENA en voie de licenciement et sans le paiement de leurs droits…
Dès son accession à la magistrature suprême de l’Etat de Côte d’Ivoire, Monsieur Laurent GBAGBO, Président de la République, s’est approprié tous les dossiers cruciaux dont il avait connaissance. Il œuvra à y apporter une solution définitive afin que notre pays retrouve la paix durable et la cohésion sociale. C’est dans cette optique qu’il a organisé un Forum de réconciliation nationale, du 09 octobre 2001 au 23 janvier 2002. Pour la réussite de ce forum conformément à la constitution – qui interdit l’exil de tout citoyen ivoirien – il a fait rentrer au pays tous les acteurs principaux des différentes formations politiques. Il mettait ainsi fin à l’exil de M. OUATTARA, qui était sous le coup d’un mandat d’arrêt international lancé contre lui par Monsieur Henri KONAN BEDIE, alors Président de la République.
Avec la rigueur et la clairvoyance dans la gestion des affaires publiques qu’on lui reconnaît, très rapidement, le président de la République Laurent GBAGBO a permis à la Côte d’Ivoire de renouer avec les bailleurs de fonds internationaux. Après seulement dix huit (18) mois d’exercice du pouvoir dans des conditions extrêmement difficiles, il a réussi à inscrire la Côte-d’Ivoire sur la voie du développement, de la cohésion sociale et de la normalisation. On peut noter entre autres, la révision à la hausse des salaires de la plupart des agents de l’Etat, la réforme des statuts existants et la création de nouveaux statuts (statut du corps préfectoral, du corps diplomatique), la mise en œuvre des réformes dans les filières agricoles, la dépénalisation des délits de presse, l’élargissement de la décentralisation, avec la communalisation totale et la création des Conseils Généraux, le lancement de l’Assurance Maladie Universelle et du processus de démocratisation des services d’Education et de Santé.
Ces succès éclatants et inattendus provoquèrent le désarroi parmi les puissances d’argent et d’autres oligarchies néo-libérales : Laurent GBAGBO n’était pas attendu parce qu’il n’était pas leur homme.
C’est pourquoi son régime fit l’objet de plusieurs tentatives de coups d’Etat dont celle du 19 septembre 2002, qui s’est muée en rébellion armée. Ainsi qu’on sait, le pays a été scindé en deux (02) parties. La partie Nord, occupée par la rébellion et la partie Sud sous contrôle du gouvernement légal et légitime.
Durant les neuf (09) ans qu’a duré la crise politico-militaire, le Président de la République Laurent GBAGBO a, contre vents et marées, maintenu la Côte d’Ivoire dans la bonne gouvernance, tant aux niveaux économique, financier, social qu’à celui des droits de l’homme et des libertés publiques, individuelles et collectives. Pendant tout son mandat et s’agissant du respect des droits et libertés, le Président de la République Laurent GBAGBO n’a jamais utilisé la prison et la justice pour se venger de ses adversaires politiques.
A l’inverse de cette philosophie éthiquement correcte et moralement saine, force est de constater que depuis le 11 Avril 2011, date à laquelle les forces internationales coalisées (l’armée française de Nicolas SARKHOZY et les forces Onusiennes) ont installé M. OUATTARA à la magistrature suprême de notre pays, la Côte d’Ivoire va à vau-l’eau. Au-delà de l’apologie faite par les thuriféraires du régime dans une partie de la presse nationale et leurs relais internationaux, les actes de mauvaise gouvernance sous le régime OUATTARA sont visibles, palpables, dans plusieurs domaines.
Cette situation chaotique – dans laquelle le régime OUATTARA a plongé le pays – interpelle le Front Populaire Ivoirien, à plus d’un titre : d’abord, en sa qualité du plus grand parti politique au regard des résultats du 1er tour de la présidentielle du 31 octobre 2010 ; ensuite parce que c’est le Front Populaire Ivoirien qui a payé le plus lourd tribut au coup d’Etat perpétré par la communauté internationale contre le régime du Président Laurent GBAGBO ; et enfin, parce que le Front Populaire Ivoirien incarne l’espoir de la majorité des Ivoiriens.
C’est ce qui motive la présente déclaration, par laquelle le Front Populaire Ivoirien relève, analyse et donne sa position sur quelques faits d’actualité de la gouvernance sous le régime OUATTARA :

I/ L’instauration d’un pouvoir ethnocentriste à visée hégémonique
Lors de sa visite d’Etat effectuée en France du 25 au 28 janvier 2012 et répondant à une question de Vincent HUGEUX du journal L’Express, relative à la promotion des cadres du Nord de la Côte d’Ivoire, sa région d’origine, Monsieur OUATTARA a fait la déclaration surprenante suivante : « il s’agit d’un simple rattrapage [ethnique]. Sous GBAGBO, les communautés du Nord, soit 40% de la population, étaient exclues des postes de responsabilité. S’agissant des hauts cadres de l’armée, j’ai eu à négocier avec les officiers des ex-Forces Nouvelles [armée de la rébellion du Nord] qui voulaient tous les postes. Et j’ai réussi à imposer cet équilibre dans la hiérarchie militaire, jusqu’au niveau de commandement : le numéro 1 issu des Forces Nouvelles, flanqué d’un numéro 2, venu de l’ancienne armée régulière. Tous grades confondus, il y a 12 % de nordistes dans la Police, 15 % dans la Gendarmerie et 40% environ dans l’armée…. Sur ce terrain-là, on ne peut rien me reprocher. »
Cette politique de rattrapage ethnique que revendique solennellement Monsieur OUATTARA lui-même, mais qu’il a tenté de nier par la suite, a été saluée par Alex Souleymane BAMBA, porte-parole du SG par Intérim du RDR (in L’Inter numéro 2596 du 21 mars 2012) qui estime que l’exclusion des nordistes remonte à la décennie 1960, sinon beaucoup plus loin. Il faut savoir que cette épuration ethnique est un système total qui a des conséquences désastreuses sur l’ensemble des institutions de la République, ainsi que sur la cohésion sociale : l’Armée, la Fonction Publique, la Justice, l’Education Nationale, l’Economie, le pluralisme politique, la citoyenneté, la souveraineté nationale, la valeur de la Vie humaine etc…

II /La violation des droits de l’Homme et des libertés
Depuis l’avènement de M. OUATTARA à la magistrature suprême, la Côte d’Ivoire est devenue un Etat de non droit. M. OUATTARA ne se contente plus de fouler aux pieds la loi fondamentale de la République de Côte d’Ivoire, en contraignant à l’exil de nombreux citoyens ivoiriens. Dans cette même logique et en violation de la Constitution, M. Ouattara a enlevé et déporté à La Haye, le Président Laurent Gbagbo. Sous sa gouvernance, la protection des personnes et des biens est de fait confiée à des personnes sans compétence institutionnelle telles que les chasseurs traditionnels appelés « Dozos » et des hommes en treillis non régulièrement intégrés dans l’armée. La persécution des populations ivoiriennes en général et des militants et sympathisants du Front Populaire Ivoirien en particulier, se traduit par des exactions, des exécutions sommaires, des arrestations, des emprisonnements, des tortures. A l’heure actuelle, il y a plus de 500 prisonniers politiques, civils et militaires qui croupissent dans les prisons du régime Ouattara. D’autres sont détenus dans des habitations et lieux privés transformés en camp de torture. C’est le lieu de rappeler l’acharnement du pouvoir contre l’opposition en général et le FPI en particulier ; acharnement qui se traduit par la répression systématique des manifestations publiques. Pour mémoire, on peut noter les attaques sanglantes des meetings du FPI à Koumassi, Yopougon, Port-Bouët, Bonoua, et plus récemment des manifestations de la jeunesse du FPI qui ont été interdites. En outre, il faut rappeler la caporalisation par le régime des médias publics où la parole est systématiquement refusée au FPI. C’est l’occasion de rappeler aussi la mainmise du pouvoir OUATTARA sur l’appareil judiciaire. La justice des vainqueurs devient ainsi la règle de fonctionnement de la justice ivoirienne sous ce pouvoir.
Le Front Populaire Ivoirien (FPI) dénonce avec vigueur le musellement de la presse et des journalistes ainsi que le blocage de la liberté d’expression par l’usage abusif du Conseil National de la Presse (CNP) qui étouffe toute opinion contraire à celle du régime Ouattara.
Le Front Populaire Ivoirien (FPI) condamne cette dérive totalitaire et appelle le pouvoir OUATTARA à se ressaisir et à revenir à l’Etat de droit en mettant fin à des pratiques contraires aux principes de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

III/ l’Insécurité généralisée sous le régime OUATTARA
Depuis le 11 Avril 2011, date de l’achèvement du coup d’Etat fomenté par les forces franco-onusiennes contre le régime du Président Laurent GBAGBO et matérialisé par l’arrestation de ce dernier, la Côte d’Ivoire est plongée dans une insécurité totale et galopante. Les forces rebelles (forces pro-Ouattara) composées de soldats de tout acabit venus de la sous région, de mercenaires et de ressortissants du nord ont été transformées, par décret, le 17 mars 2011, en Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Il ne se passe pas de jour sans qu’il n’y ait d’affrontements entre ces forces-pro-ouattara elles-mêmes d’une part, entre ces forces et les populations d’autre part.
Ces affrontements se soldent toujours par des pertes en vies humaines et des destructions de biens. Le régime OUATTARA a montré son incapacité à procéder au désarmement de certains de ces soldats qui n’ont pas été intégrés dans les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Ceux-ci se livrent alors à des braquages, à des attaques d’institutions financières et de domiciles privés. Après avoir détruit certains biens privés et emporté d’autres, ces forces pro-OUATTARA confisquent et exploitent, toujours illégalement et sous le regard complice des autorités ivoiriennes, des plantations de nombreux citoyens ainsi que des habitations et autres lieux privés. A titre d’exemple, la place de la liberté à Yopougon appartenant au FPI, les domiciles du président du parti AFFI N’GUESSAN, du Président par intérim Miaka Ourétto, des camarades Marcel GOSSIO, Léon Monnet, tous membres du Comité Central du FPI, Kabran APPIAH, Président du Mouvement Alternative Citoyenne, etc. Le Front Populaire Ivoirien retient que, après presque deux (02) ans d’exercice de pouvoir, M. Alassane OUATTARA a montré son incapacité à assurer la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national. Partout en Côte d’Ivoire, dans les villes, villages, campements, hameaux, personne n’est en sécurité. Les attaques à mains armées, les tueries, le racket, les braquages, les enlèvements sont désormais le lot quotidien des populations ivoiriennes ;
Le Front Populaire Ivoirien (FPI) condamne toutes ces violences et exécutions extrajudiciaires – y compris les 737 exécutions révélées par la CNE – dont se rendent coupables les nouvelles autorités ivoiriennes ;
Le Front Populaire Ivoirien (FPI) exige non seulement que les nouvelles autorités désarment les supplétifs des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et tous les autres individus non autorisés à porter les armes conformément à la Résolution 2062 du Conseil de sécurité , mais aussi leur retrait total de toutes les localités du pays ainsi que l’ encasernement des FRCI ;
Le Front Populaire Ivoirien (FPI) exige par ailleurs, le désarmement, sans délais, de tous les dozos et leur retour dans leur région et pays respectifs.

IV/ Le Génocide du peuple WÊ
Depuis l’intrusion brutale de M. OUATTARA sur la scène ivoirienne, notre pays vit une tragédie sans fin marquée par des massacres de populations dont la plus odieuse a eu lieu, le Vendredi, 20 Juillet 2012, à Duékoué, dans le camp des réfugiés du village de Nahibly.
En effet, des éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) ont attaqué le camp des réfugiés de Nahibly dans la sous-préfecture de Duékoué. Des sources officielles faisaient état de (06) morts, alors que des cadres et ressortissants de la région avançaient des chiffres allant au-delà de deux cent (200) morts et de plusieurs disparus. Quelques jours plus tard, des fosses communes ont été découvertes. L’enquête diligentée à l’effet de faire éclater la vérité et de situer les responsabilités, tarde à livrer ses conclusions.
Face à la monstruosité d’une telle situation :
– Le Front Populaire Ivoirien (FPI) s’étonne et s’indigne de la lenteur et du laxisme du pouvoir OUATTARA dans la conduite de cette enquête ;
– Le Front Populaire Ivoirien (FPI) dénonce le mutisme coupable de la communauté internationale sur une tragédie qui a tous les traits d’un crime contre l’humanité ;
– Le Front Populaire Ivoirien (FPI) condamne la démarche de deux poids, deux mesures de la justice ivoirienne face à ce drame sans précédant dans l’histoire de notre pays ;
– Le Front Populaire Ivoirien (FPI) demande aux puissances internationales (Etats-Unis, France, Union Européenne)de faire preuve de courageen critiquant ouvertementet en prenant position contre les dérives autoritaires d’un régime qu’ils ont mis en place, certes, mais qui s’éloigne de jour en jour du minimum démocratique exigible, la raison du plus sage devant primer sur la raison du plus fort.

V/ La mauvaise gestion du monde du travail
Le Front Populaire Ivoirien (FPI) note que depuis l’arrivée de M. OUATTARA à la tête de la Côte d’Ivoire avec l’aide de la communauté internationale, son régime procède à des licenciements et renvois abusifs et massifs des travailleurs tant dans l’administration publique que dans le secteur parapublic, au nom de sa politique de rattrapage ethnique. Le régime OUATTARA, empêtré dans une dynamique de vengeance aveugle, fait fi à la fois des textes régissant le monde du travail et du principe sacro-saint de la continuité de l’Etat. Le pouvoir OUATTARA remet ainsi en cause les acquis sociaux obtenus par certaines corporations professionnelles sous la gouvernance du Président Laurent GBAGBO. C’est le cas, par exemple, des personnels des secteurs de l’Education/Formation et de la Santé. Dans ces secteurs, le régime OUATTARA montre son incapacité notoire à résoudre les problèmes sociaux et matériels des agents. Ceci explique pourquoi, face aux revendications des étudiants, des enseignants et du corps médical, le régime OUATTARA affiche le mépris, utilise la violence, adopte une attitude de diversion, de fuite en avant et dit des contre-vérités. Il masque désespérément son incompétence et son incapacité.
Le Front Populaire Ivoirien (FPI) trouve juste et légitime la lutte des forces sociales ivoiriennes dans toutes leurs composantes et exprime sa solidarité et son soutien à tous les travailleurs en lutte pour l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie;
Le Front Populaire Ivoirien (FPI) soutient les professionnels de la santé dans leurs revendications ;
Le Front Populaire Ivoirien (FPI) soutient également les enseignants qui exigent du pouvoir OUATTARA l’application effective du décret « N° 2009-208 du 29 Juin 2009 portant fixation des échelles de traitement des fonctionnaires enseignants des emplois du secteur Education/Formation ».

VI/ Le surendettement de la Côte d’Ivoire sous le régime OUATTARA
La Côte d’Ivoire sous le régime OUATTARA connaît un niveau d’endettement jamais égalé dans son histoire économique. En effet, selon la célèbre banque CIA WORLD FACTBOOK, la dette extérieure de la Côte d’Ivoire a été ramenée sous le régime GBAGBO à 5 670 Milliards de FCFA à la fin de l’année 2010. Et voilà qu’après seulement Vingt (20) mois d’exercice du pouvoir d’Etat, soit moins de deux ans après, la comptabilité partielle établie par des économistes nationaux et internationaux fait état de dix mille milliards de F CFA (10.000.000.000 F CFA) de dettes contractées par M.OUATTARA. Cela est l’illustration d’une tendance au surendettement du pays.
Sur la place publique, le régime OUATTARA fait du tapage médiatique chaque fois qu’on lui accorde un prêt, en considérant cela comme une performance. La réalité est que le surendettement d’un pays est la manifestation patente de l’échec de sa politique économique. Car il nous rend dépendants vis-à-vis de l’extérieur. La nouvelle politique d’endettement de M. OUATTARA qui, aux dires des nouvelles autorités, fait « tomber des pluies de milliards » sur notre pays, n’a malheureusement aucun impact sur les populations ivoiriennes. Tout gouvernement responsable, sérieux et soucieux de l’avenir des générations futures, mène toujours une politique économique qui consiste à s’endetter le moins possible. C’est bien cette politique, mue par la volonté de désendettement d’une Côte d’Ivoire surendettée, qu’avait choisie le Président Laurent GBAGBO à travers les concepts de « Budget Sécurisé », de « budget normalisé », fondés prioritairement sur la mobilisation des ressources internes. Cette politique a permis de ramener la dette de la Côte d’Ivoire à des proportions raisonnables et d’atteindre aujourd’hui le point d’achèvement de l’initiative des pays pauvres très endettés (PPTE).
Le Front Populaire Ivoirien (FPI) dénonce cette politique de surendettement aveugle ainsi que le manque de transparence dans la gestion des emprunts et des ressources naturelles ;
Le Front Populaire Ivoirien (FPI) interpelle le régime OUATTARA afin qu’il mette en œuvre une politique sociale responsable au profit des populations ivoiriennes, au regard des souffrances qu’elles endurent.

VII/ Les scandales à répétition sous le régime OUATTARA
Le Front Populaire Ivoirien (FPI) constate que depuis que M. OUATTARA est parvenu au pouvoir grâce à la communauté internationale, les scandales de diverses natures se multiplient au sommet de l’Etat et au sein du gouvernement. La presse nationale et même internationale s’en fait régulièrement l’écho. Il s’agit notamment des cas suivants:
ØAnne OULOTTO, ministre de la Salubrité Publique d’alors, avec l’attribution de marchés de plusieurs milliards de F CFA, passés de gré à gré ;
ØKandia CAMARA, ministre de l’Education Nationale, coupable de délits d’initiés à travers la société CELPAID pour l’inscription en ligne des élèves, laquelle entreprise appartient à Mamadou SANOGO, ministre de la Construction, de l’urbanisme et de l’Assainissement ;
ØCISSE Bacongo, ministre de l’Enseignement Supérieur, avec des surfacturations s’élevant à environ Cent Dix (110) Milliards de F CFA dans le cadre des travaux de réhabilitation des universités publiques du pays, dont l’effectivité laisse à désirer, après deux (02) ans de fermeture équivalant à deux (02) années blanches ;
ØLe dernier scandale en date et connu concerne Adama TOUNGARA, ministre des mines, du pétrole et de l’énergie. Ce dernier, depuis sa nomination, a habité seize (16) mois durant, un hôtel de la place dont la facture mensuelle s’élevait à quatre vingt onze millions (91 000 000) de F CFA, soit un montant total de un milliard quatre cent cinquante six millions (1 456 000 000) de F CFA, au détriment du contribuable ivoirien.
Le Front Populaire Ivoirien (FPI) relève que face à toutes ces dérives, M. OUATTARA est resté de marbre ;
Le Front Populaire Ivoirien constate que sous le régime OUATTARA, l’on assiste à un printemps d’affairistes au sommet de l’Etat. Et pourtant, il y a eu une grande propagande autour de la signature d’un code de bonne conduite des membres du gouvernement sous la présidence de M. OUATTARA. Lequel code de conduite devrait logiquement contraindre M. Hamed BAKAYOKO Ministre d’Etat, Ministre de l’intérieur, à la démission après le drame de la nuit du 31 Décembre 2012, qui a occasionné la mort de 63 de nos concitoyens et plusieurs dizaines de blessés. Et ce, sans qu’aucune force n’ait besoin de réclamer cette démission qui relève du bon sens et de l’éthique républicaine. Ce, d’autant plus que les premiers résultats de l’enquête tels que donnés par le procureur de la République, mettent en cause les services relevant du ministre de l’Intérieur dont la responsabilité administrative est ainsi établie. C’est pourquoi, Le FRONT POPULAIRE IVOIRIEN, fondé dans sa démarche, réitère son exigence de démission de M. Hamed BAKAYOKO. Le FRONT POPULAIRE IVOIRIEN exige en outre que l’enquête aille jusqu’à son terme de façon crédible et impartiale et que des sanctions soient prises contre tous les coupables. Dans ce climat de morosité, alors que les Ivoiriens n’ont pas encore séché leurs larmes pour la disparition des 63 personnes tuées dans la bousculade de la Sainte Sylvestre de 2012, le régime OUATTARA, sans scrupule aucun et presqu’en catimini, procède à l’augmentation des prix du carburant, notamment l’essence super dont le prix du litre est passé à 792F et celui du gaz butane à 5200F contre 4000F.Si ces faits ne sont pas constitutifs d’un mépris pour le peuple de Côte d’Ivoire, le régime OUATTARA devrait dire à quoi ils ressemblent dans un contexte ou les Ivoiriens ne savent plus ou donner de la tête face à la cherté incommensurable de la vie.
Tels sont exposés quelques faits, parmi tant d’autres, pour illustrer la mauvaise gouvernance du régime OUATTARA. A l’heure actuelle, cette mauvaise gouvernance du pouvoir OUATTARA finit de convaincre tout observateur de la vacuité de tout ce qui a été dit pour imposer M. OUATTARA à la tête de notre pays. La Côte d’Ivoire et son peuple sont face à la triste réalité. Le pays est en difficulté à cause de la mauvaise gouvernance de M. OUATTARA. La Côte d’Ivoire est en train de s’effondrer par la faute d’une politique hégémonique planifiée : recul de l’Etat de droit suite à la mise en place d’une armée mono-ethnique, sanguinaire et génocidaire ; confiscation des libertés citoyennes et démocratiques ; retour du parti unique et de la pensée unique, affairisme et scandales à répétition avec pour conséquences le surendettement de l’Etat ; instrumentalisation dangereuse de l’appareil judicaire au profit d’un clan ou d’une coalition au pouvoir, voilà la tragédie que traverse la Côte d’Ivoire depuis avril 2011.

Conclusion :
Face à cette situation désastreuse dans laquelle le régime OUATTARA a plongé le pays en toute impunité, le Front Populaire Ivoirien demande au peuple de Côte d’Ivoire de ne pas perdre espoir, parce que le Front Populaire Ivoirien reste toujours une alternative crédible.
En effet, en comparant les faits et tendances, l’observateur neutre peut apprécier à sa juste valeur, la capacité politique du Front Populaire Ivoirien, qui n’a rien à voir avec la capacité de nuisance du Rassemblement des Républicains (parti de Monsieur Alassane OUATTARA), de ses alliés et de ses parrains. C’est qu’en dix huit (18) mois, (octobre 2000 – septembre 2002), le Président Laurent GBAGBO a fait rêver les Ivoiriennes et Ivoiriens avec sa politique de décentralisation, de démocratisation des services sociaux, de gestion généreuse du multiculturalisme… A l’inverse, en vingt (20) mois de gestion de l’Etat, le régime OUATTARA a déstructuré autant le tissu socio-politique que l’économie du pays : la Côte d’Ivoire est devenue une marchandise aux mains d’un clan et de ses partenaires du « dedans » et du « dehors ».

Le Secrétaire Général par intérim & Porte-parole
Dr KODJO Richard

écrit par ALAIN BENIE BI \\ tags: , , , , , , , , , ,

Jan 08

MASSACRE DE NAHIBLY

Le texte joint et titré
« MA TIRADE AUX FORCES DU MAL » ou
« MA TIRADE A LA RACAILLE AMBIANTE »
est un résumé de la détresse et des pleurs des parents de victimes de NAHIBLY, le matin du 29 Juillet 2012, quand nous en avons trouvé sur les décombres du site, recherchant à tout hasard les cadavres des leurs, tués,enlevés ou disparus, neuf jours plus tôt, sous les regards passifs des autorités de la ville de Duékoué et de l’O.N.U.C.I. Des autorités et des organisations internationales que les parents (des victimes) rencontrés ce jour-là, ont accusé de complicité de crime et maudit à tour de rôle avec, chacun dans sa main, de la cendre ramassée dans les décombres du camp dévasté de Nahibly.
Ce texte qui avait « disparu » depuis lors vient d’être retrouvé parmi d’autres fichiers, pour vous être envoyé.

Emmanuel CALEB.

PLEURS DE NAHIBLY, LE 29 JUILLET 2012.
Dimanche 6 janvier 2013 13h27

MA TIRADE AUX FORCES DU MAL

Aussi bien vrai que l’esprit du dialogue, l’argumentation et le débat d’idées, armes de la paix, de la vraie force et du progrès humain ne seront jamais invective, instinct bestiaire et violence meurtrière qui ont précédé tous ces innombrables crimes jusqu’ici impunis que nous avons subi ici à grande échelle en cette terre d’Eburnie,
Aussi bien vrai que le morceau de bois après un long séjour dans un cours d’eau ne peut devenir un poisson ou un caïman, tout comme aussi vrai que l’étranger du fait de son imposture avérée ne verra jamais clair afin de penser et d’agir comme il faut, dans sa course effrénée au pouvoir,
Aussi bien vrai que tout usurpateur ou imposteur, à force de maladresses et d’iniquités finit par s’étaler, drapé dans ses lacunes en pleine lumière du jour avant de disparaître dans les abysses des ténèbres, de même que toute rébellion qui est d’une cruauté inouïe est condamnée à s’y enfoncer jusqu’à sa propre fin,
Aussi bien vrai que toute collaboration ou appui, toute complicité ou commerce avec une rébellion génocidaire est un crime contre l’humanité, comme par exemple tous ceux qui naguère, contre mon pays, hurlaient avec les loups des médias, des o.n.g. et de toutes ces ténébreuses organisations dites internationales mais alors marraines attitrées du crime institutionnalisé et qui s’emmurent dans un honteux silence aujourd’hui,
Aussi bien vrai que le cri du sang innocent finit par briser le monstre qui l’a fait couler, tout comme quiconque frappe l’innocent ou le juste est en retour mille fois frappé de malheurs et de malédictions,
Aussi bien vrai que le plus fort, n’est jamais assez fort pour être toujours le maître et d’ailleurs même que la force ne fait pas droit (1), de même que tout malfaiteur assoiffé du pouvoir et allié au satanisme du nouvel ordre mondial ne saurait prospérer, du fait même de sa propre faillite morale et de la voracité de ses dragons de complices,
Aussi bien vrai qu’aucune volonté ou arme dissuasive ne peut venir à bout d’un peuple debout, déterminé et qui lutte pour sa souveraineté(2), tout comme aussi vrai que l’esprit enclin à la domination et à la sodomie mentale des donneurs de leçons toujours inappropriées doit disparaître sinon mourir foudroyé,
Aussi bien vrai le mensonge ou la nuit des ensorceleurs s’effacera pour toujours devant l’éclat et la beauté de la vérité et du jour (de la renaissance de ce pays et de ce continent Afrique), nous devons demeurer dans la prière et dans la crainte du Dieu des justes, EN ATTENDANT LE

JUSTE RETOUR DES CHOSES A LA NORMALE.
NAHIBLY, le 29 Juillet 2012 /

Une contribution par Emmanuel CALEB.
(1) : Jean Jacques ROUSSEAU, in « Le droit du plus fort ».
(2) : Laurent GBAGBO, in « Message à la Nation ivoirienne, le O6 Août 2011 ».

écrit par ALAIN BENIE BI \\ tags: , , , , , , ,